Les Boulonnais savent-ils vraiment qu’ils sont devenus festivaliers l’espace de quatre jours, avec la première édition du Festival international du film de Boulogne-Billancourt, joliment nommé « Le festival qui donne des ailes » ?

Bernard Montiel, Daniel Auteuil et Astrid Bergès-Frisbey vendredi soir

On peut en douter. En dehors de la soirée inaugurale  du 1er avril qui a réuni un public nombreux d’invités, les salles ont du mal à faire le plein pour la projection des films en compétition. De quoi faire mentir le président du jury, Michael Radford, entre autres réalisateur du Marchand de Venise et  de Il Postino, si agréablement surpris de voir autant de monde  le premier soir, « ça n’arriverait pas  dans un coin de Londres ! » Sous-entendrait-il que Boulogne est un coin de Paris ! !  Ah, l’humour anglais.

Quoi qu’il en soit, c’est dommage, ce festival dédié à la bonne humeur propose, jusqu’à lundi soir, cinq long-métrages inédits, en provenance d’Allemagne, d’Australie, d’Angleterre, d’Italie et du Canada, et autant de documentaires et de films hors compétition venus du monde entier.
C’est pour ainsi dire sur le pas de notre porte.

Souhaitons que le temps vienne muscler les ailes encore un peu fragiles de ce festival résolument tourné vers l’optimisme et l’émotion.  Comme l’a rappelé le Président du festival, le réalisateur Claude Pinoteau, en officialisant  le lancement de cette première édition, « Il est bien plus difficile de faire rire que pleurer. Comme disait Frank Capra, il existe un légume pour faire pleurer, on n’en a pas trouvé qui fasse rire. » À méditer.

Le programme complet est disponible ici, chaque séance est à 3 euros.

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