Ce sont les derniers jours pour acheter votre sapin de Noël.

Épicéa commun ou sapin de Nordmann aux aiguilles brillantes… Ils sont des millions, coupés, déracinés ou cultivés en pots pour replantation. Ils poussent naturellement au dessus de 1000 m d’altitude et poussent lentement.

Des Nordmann de belle taille avant les fêtes

Des Nordmann de belle taille avant les fêtes

Un bébé épicéa exploitable en sapin de Noël entre 1m et 1,30 m a 5 ans, un jeune Nordmann de la même taille a 12 ans. C’est lui que vous retrouvez a 16€ en premier prix a Boulogne par exemple chez Bricorama. Ces enfants de géants (un sapin Nordmann peut atteindre 60 m de haut) vont faire la fête avec nous.
Puis, les premiers jours de janvier, on peut espérer qu’ils redonneront vie à d’autres plantes, transformés en compost après ramassage sur la voie publique. Ah oui, un détail, le sac à sapin complique furieusement la vie du personnel qui s’occupe de les déballer avant de les envoyer au compostage !

Voici pour sa destinée, mais quid de sa genèse ? Quel est l’impact environnemental de la jolie coutume festive du sapin décoré ?
Voici un extrait d’un article documenté issu du site du Conseil Général de la Nièvre :

« La culture du sapin de Noël pose quelques problèmes relatifs à la qualité des eaux. En effet, les plantations sont entretenues à l’aide d’herbicides dont le transfert vers les eaux peut engendrer des pollutions à des concentrations néfastes à la qualité de l’eau de consommation et à l’environnement. Des solutions alternatives sont recherchées. Leur mise en œuvre se heurte à la dispersion de la production et au changement des pratiques culturales.

Un choix cornélien, par Flavie Solignac

Un choix cornélien, par Flavie Solignac

La plantation du sapin naturel se fait généralement sur des terres qui seraient autrement laissées en friche parce qu’elles ne sont pas utilisables pour l’agriculture. Elle n’amène donc pas de déforestation. De plus, les jeunes sapins absorbent davantage de gaz à effet de serre que les arbres matures. Pour un « acre » (mesure anglaise qui vaut environ 40 ares) de culture de sapins, 13 tonnes de polluants atmosphériques sont ainsi absorbés annuellement.
Quant aux insecticides, on les utilise pour lutter contre le puceron en cas d’invasion et aussi l’année de la récolte pour s’assurer d’avoir le plus beau ramage possible. Les producteurs de sapins emploient actuellement cinq fois moins de pesticides qu’il y a dix ans. Ils pourraient cependant remplacer le Diazinon, un pesticide à large spectre nuisible pour la biodiversité, par un savon insecticide ou du « Bt », une bactérie spécifique, pour lutter contre les chenilles.
A signaler : différentes expérimentations de culture et méthodes de protection contre les insectes ont été ou sont réalisées. Afin de concilier environnement et développement économique, le Parc Naturel Régional du Morvan de son côté a souhaité expérimenter en lien avec les producteurs locaux de nouvelles méthodes de production du sapin de Noël afin de diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires.
Voir le site du PNRM et le document d’information sur ce sujet
Le coût environnemental du sapin de Noël peut paraître élevé quand on comptabilise toutes les ressources nécessaires à sa culture : la coupe et le transport jusqu’aux consommateurs, de même que le ramassage et le recyclage des sapins en copeaux destinés au paillis. Si l’on considère que le cycle de vie d’un sapin est de sept à dix ans, pour une utilisation décorative de quelques semaines, on constate qu’il y a un prix à payer pour le maintien de cette tradition. »

On retire de tout ceci qu’il y a un impact réel à cultiver ces sapins, impact que les producteurs s’attèlent à réduire. Dernière chose : le sapin artificiel n’est pas une bonne alternative – composé de plastique et d’aluminium, il met environ 400 ans à disparaître !

The following two tabs change content below.
lecteur invité
Associatifs, professionnels ou particuliers, les lecteurs invités de l'e-bb nous envoient de temps en temps leurs articles. Pourquoi pas vous ?