L’année 2011 aura été celle du mouvement au sein du conseil municipal.
Récapitulons :

  • Mars :

    catherine klein

    • Judith Shan (PS) quitte le groupe @lternance pour siéger seule, tandis que Catherine Klein quitte le groupe UPBB pour rejoindre la majorité municipale.
  • Avril  :
    • Faux départ pour Catherine Klein, qui fait marche arrière et retourne siéger avec UPBB.
  • Mai :
    • Le 11 mai, poussé par le maire qui lui avait retiré ses délégations, Thierry Solère, premier adjoint, annonce sa démission de la majorité municipale. Il entraîne Guillaume Gardillou, adjoint aux Affaires générales.
    • Le 12 mai au soir, à la fin du conseil municipal, Mathieu Barbot, conseiller délégué au numérique, annonce qu’il démissionne à son tour.
    • Le 16 mai, Pascal Fournier, adjoint à la Culture, publie une longue lettre ouverte pour expliquer sa propre démission.
  • Juin  :

    gérard askinazi

    • A l’occasion du conseil municipal du 16, Gérard Askinazi (UPBB) annonce qu’il quitte son groupe et rejoint Thierry Solère pour lui permettre de former un groupe avec Mathieu Barbot et Guillaume Gardillou. Le règlement intérieur du conseil municipal prévoit en effet qu’un groupe doit compter au minimum 4 personnes. Ce petit groupe prend un nom ambitieux : « Rassemblement pour Boulogne Billancourt » (RPBB).
    • Jean-Michel Cohen (UPBB) annonce alors à la place de son président, Jean-Pierre Fourcade – pourtant présent -, que son groupe formera « un intergroupe informel » (sic) avec le groupe fraîchement créé.
    • On croit comprendre, lors du même conseil, que Béatrice Belliard, adjointe à la Voirie, endosse désormais la fonction de première adjointe, puisqu’elle préside au vote du compte administratif. Mais rien n’est officialisé.

  • Juillet :

    • Isaure de Beauval, jusque-là conseillère déléguée au Patrimoine, est élue adjointe à la Culture.
  • Septembre : 
    • Geneviève Dubost, adjointe aux Finances, une des « trois mousquetaires » du maire, comme il les appelait dans L’Express en 2008, fait annoncer sa démission du conseil par le maire.
  • Octobre  :

    pascal fournier

    • Pascal Fournier, qui siégeait seul depuis le mois de juin, revient à ses premières amours et rejoint le nouveau groupe RPBB. Mais il n’est pas présent au conseil municipal.
    • On attendait que le maire nous présente un nouveau conseiller municipal : en effet, le conseil compte 55 élus. La démission de Madame Dubost devait donc occasionner l’arrivée d’un nouvel élu, issu de la liste des municipales « Majorité rassemblée » conduite par Pierre-Christophe Baguet en 2008. Sauf empêchement, le nouvel élu devait être Pierre-Antoine Mathieu, 41ème sur cette liste. Mais aucune annonce n’est faite, et on cherche en vain une nouvelle tête dans l’assemblée réunie le 6 octobre.
    • Toujours à l’occasion de ce conseil, on se demande qui a hérité de la délégation des Finances. Nous en serons pour nos frais, rien n’est dit à ce sujet.

 

En résumé, le conseil municipal, cette année, a pris des allures de guerres asterixiennes, cette planche mémorable du non moins mémorable Asterix chez les Goths, où alliances et retournements d’alliances à coups de gourdin font et défont les chefs goths.
Mais on aimerait tout de même pouvoir suivre, et notamment savoir comment ont été redistribuées des délégations loin d’être mineures (les Finances et la fonction de premier adjoint, tout de même !) au sein de la majorité, et qui est le nouvel élu. L’organigramme publié sur le site de la Ville ne nous aide pas car il n’est pas à jour, Madame Dubost y figurant toujours comme l’adjointe aux Finances.
De même, comment fonctionne l’opposition finalement, et en particulier « l’intergroupe informel » ? Quelles répercussions cela a-t-il sur les prises de décision et de position ?
Qui saura, mais qui saura nous éclairer sur ce sujet ?