Fan de la beauté du Japon qu’il visita par deux fois, Albert-Kahn voulut reproduire au début du 20ème siècle un coin de terre japonaise dans les merveilleux jardins de sa demeure sur les quais de la Seine. Des jardins primitifs, totalement rénovés en 1989, aujourd’hui seuls subsistent un grand cèdre, un hêtre pleureur, un portique de bois et les deux ponts japonais enjambant l’allégorique parcours de l’eau, tumultueux, à l’image de la vie du banquier philanthrope. L’un, arqué et laqué de rouge, est la réplique du pont sacré de Nikko où Albert Kahn se rendit en 1908.

les ponts japonais cr Virus

les ponts japonais
cr Virus

Ces ponts viennent d’être démontés pièce à pièce, et seront refaits à l’identique couleur lie-de-vin, dans un atelier de Nantes, dans un bois exotique, plus adapté au climat francilien et plus résistant pour supporter le passage des nombreux visiteurs – à l’époque d’Albert Kahn, le jardin était privé.
Le Conseil général des Hauts-de-Seine, qui mène à bien cette restauration, veille à préserver l’esprit unique de ce lieu et entretient quotidiennement les quatre hectares du jardin, partie intégrante des collections,  pour en permettre la visite au public y compris pendant la période de rénovation du musée.

démontage du pont rouge cr Cg92 Willy Labre

démontage du pont rouge
cr Cg92 Willy Labre

démontage des ponts rouges Cr Cg92  Willy Labre

démontage des ponts rouges
Cr Cg92 Willy Labre

En attendant les nouveaux ponts, dont la pose est prévue entre le 1er février et le 15 mars, une passerelle provisoire a été installée.

Dans le cadre de la rénovation du musée, de nouvelles vues imprenables sur le jardin seront bientôt proposées aux visiteurs depuis les terrasses du restaurant et des ailes du palmarium.