Outre les questions sur la SAEM et l’aménagement de l’Ile Seguin, et l’installation du CESEL et des conseils de quartier, la reconquête des berges de la Seine et les mesures d’économies étaient à l’ordre du jour du conseil municipal de décembre.

En ouverture, le maire, Pierre-Christophe Baguet, aurait voulu rendre hommage à Georges Duhamel, grand édile de Boulogne dans les années 1980 et récemment disparu. Mais il voulait le faire en présence de Pierre-Mathieu Duhamel, actuel conseiller municipal. Après l’avoir vainement attendu en nous racontant l’histoire de l’Hôtel de Ville dont on célébrait le 80ème anniversaire, le maire s’est résigné à aborder l’ordre du jour.

A la reconquête des berges de la Seine

Vue des berges de la Seine

Vue des berges de la Seine

Pierre-Christophe Baguet a annoncé la formation, au premier trimestre 2015, d’un comité de pilotage et d’un comité de partenaires pour engager la reconquête des berges de la Seine, abandonnées à elles-mêmes, et la réflexion sur le trafic fluvial.  C’est Bertrand-Pierre Galley, adjoint à l’Environnement, qui mènera le projet.
Chloé Jaillard (PS) a, au nom de son groupe, encouragé le maire, tout en rappelant que les berges figuraient au programme du PS lors des municipales. Elle a appelé à la formation d’un comité élargi, réunissant tous les acteurs, ajoutant que c’était typiquement un sujet à traiter à l’échelle de la Métropole du Grand Paris.
Le maire en est convenu, en insistant sur le fait qu’il fallait surtout lancer l’initiative sur les 8km de berges qui longent la ville.
Personnes physiques et morales, faites-vous connaître auprès de Monsieur Galley, si le sujet vous intéresse ! A noter que le blog bien nommé Silly Gallieni et le Quai a lancé de manière informelle une consultation préalable.

La fin des EPF départementaux : du rififi pour pas grand chose

Gauthier Mougin

Gauthier Mougin

Le sujet avait été abordé la veille en conseil communautaire : à l’annonce de la disparition des établissements publics fonciers départementaux (EPF) au profit d’une structure régionale, Jean-Jacques Guillet la veille et Gauthier Mougin ce soir-là ont appelé leurs assemblées respectives à déplorer la mesure. Principal argument avancé : on perdrait avec ces EPF un formidable outil de proximité, soutien actif au développement du logement. Leur fusion à l’échelle régionale serait préjudiciable et retarderait la production de logements.
On n’était cependant pas dans la pure répétition, car Gauthier Mougin, qui siège également à GPSO, avait pris bonne note de toutes les objections de Pierre Gaborit (PS) la veille et s’est employé à les démonter avant qu’il les exprime de nouveau. A savoir, ce n’est pas une structure bureaucratique, la préemption n’est pas une perte de temps et 20 ans, à l’échelle d’une ville, ce n’est pas long, d’autant moins si ça permet d’éviter des procédures juridiques auxquelles on s’expose avec l’expropriation. De plus, on pouvait accompagner les habitants et commerçants visés. A Monsieur Gaborit qui voyait dans le dossier Billancourt/Aguesseau un échec absolu, Monsieur Mougin a opposé le cas d’une résidence de la rue de Silly, aux expropriations interminables.
Judith Shan (PS) a développé de nouveaux arguments en faveur de la disparition des EPF départementaux : cette fusion correspond à une simplification administrative, elle a reçu l’aval du Conseil Général et la présente délibération sera inopérante.
De source bien informée, on a appris par ailleurs que l’EPF92 avait longtemps était le refuge, pour ne pas dire le fromage, d’obligés d’un ancien président du Conseil Général. Sa disparition fait sans doute quelques malheureux.

« Pas de polémique… » mais un peu quand même

La délibération 13 visait l’octroi d’une « protection fonctionnelle » pour le maire et un agent de la voie publique victime d’une agression. Comme Pierre-Christophe Baguet était concerné, il a quitté l’assemblée.

pierre-christophe baguet

pierre-christophe baguet

Le maire avait besoin d’un avocat, car, à la suite de la parution du BBI de juin dernier – dont il est directeur de la publication -, Pierre Gaborit, qui s’estimait mis en cause, a demandé un droit de réponse qu’il n’a pas obtenu. Ce « refus d’insertion » s’est traduit en novembre par une citation directe à comparaître au tribunal correctionnel de Nanterre.
Si la délibération a été votée à l’unanimité et sans commentaire, le maire a profité de son retour dans la salle pour signaler que le colistier d’une liste adverse avait été débouté le 23 octobre précédent de son recours contre l’élection municipale. Il a de plus été condamné à verser des dommages et intérêts, que le maire a décidé de reverser aux Restos du cœur.

Vaches maigres et économies

Les temps sont durs : l’éditorial du maire dans le BBI de la rentrée annonçait la dcouleur, et tous les signaux sont au rouge, comme on a encore pu le vérifier hier soir à l’occasion du débat d’orientations budgétaires de GPSO.

vincent guibert

vincent guibert

En conséquence, Christine Lavarde, adjointe aux Finances, a dû annoncer quelques mauvaises nouvelles, à commencer par l’augmentation de 6 % « en moyenne » des tarifs des activités. Une augmentation « raisonnable » pour l’adjointe, qui a rappelé qu’il n’y avait pas eu d’augmentation l’année précédente.
Mais la « moyenne » a fait bondir Caroline Pajot (DVD), qui a souligné que pour certaines tranches, ladite augmentation serait de 20 % !
Autre poste d’économie : les subventions aux associations sont rabotées de 5 % minimum. Le PS avait déposé un amendement pour exonérer du lot les associations œuvrant dans le domaine sanitaire et social, mais il n’a pas obtenu gain de cause. Un cas a causé un malaise, celui de l’Amicale des locataires du Pont de Sèvres, qui ne recevra aucune subvention, contre 2 000 euros d’ordinaire. L’opposition toutes tendances confondues a plaidé la cause de cette association, qui n’aurait pas envoyé son dossier dans les temps, ou alors avec une pièce manquante. Le maire, qui connaît le trésorier depuis l’enfance, a annoncé qu’il le recevrait en particulier, mais il n’a pas voulu fléchir en conseil.
Conscient que la réduction des subventions serait très impopulaire, le maire a rejeté la faute sur le gouvernement, qui a réduit les dotations de l’État aux collectivités locales.

Il faut s’y préparer, 2015 sera difficile financièrement, et les années suivantes aussi.