La première manifestation d’Insulab à la Seine musicale a tenu ses promesses. Hier soir, une quarantaine de concerts et performances ont animé le nouvel équipement, de 18h30 à minuit.

Pour reprendre un concept œnologique, c’était comme une horizontale de musique. Qu’on en juge : à 22h30, on pouvait entendre en simultané, selon les espaces, une pièce de Mozart, le groupe cyberpunk psychédélique Eqko, le groupe de rock Springwaters, un quatuor de Schumann, une chorégraphie sur la musique de Charpentier, et le hip hop tonique du Romix B2B Reborn.
Le public était à l’image de la programmation : de la tulle rose et des pantalons rouges, des barbus et des imberbes, du velours côtelé et des salopettes garage, des sportswears et des escarpins… se sont croisés et même associés de manière plus ou moins programmée.

Il suffisait de se laisser guider par la musique pour aller de surprise en surprise à travers le dédale de la Seine musicale. Ainsi, au sortir d’un set du pianiste Simon Ghraichy dans l’auditorium, à la recherche d’une performance dessinée autour de Satie (avec voix, tuba, vibraphone et crayons de couleur…), on tombe tout d’abord sur une scène hip hop puis, au détour d’un escalier, sur un sextet de jazz venu du conservatoire d’Issy les Moulineaux. 

Sous l’œil de Laurence Equilbey, chef d’orchestre de l’Insula Orchestra, et de Yasuhisa Toyota, l’acousticien de l’auditorium, les jeunes étaient partout, les jeunes étaient chez eux, faisant ô combien la démonstration de leur talent. La musique est langage, et ils l’ont célébrée comme telle, en échangeant et s’écoutant tout au long de la soirée. 

Avant l’inauguration proprement dite, félicitations au collectif Insulab, qui a attiré sur la Seine musicale les meilleurs augures qui soient. D’une répétition de street dance sur l’aria magique de Bastien et Bastienne, au charme des chansons d’Imaan attirant et retenant les visiteurs en chemin vers la sortie, la musique ce soir a montré son pouvoir.

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