Les élections sénatoriales ont eu lieu dimanche 24 septembre. Dans les Hauts de Seine, le scrutin proportionnel se faisait en un tour.

Pas de carton plein pour la droite

Les victoires aux élections intermédiaires depuis 2011 (municipales, départementales et régionales) assuraient aux candidats de droite une large base de voix parmi les 2343 grands électeurs du 92.
Mais la multiplication des listes a érodé cet avantage, si bien que la droite et le centre campent sur un statu quo avec quatre élus. Ce malgré 1597 suffrages, répartis sur six listes. Roger Karoutchi (LR) et Hervé Marseille (UDI) retrouvent leur poste, mais Isabelle Debré et Jacques Gautier, sénateurs sortants sur la liste LR, sont évincés. Ce sont Philippe Pemezec et Christine Lavarde de « la liste des maires » (issue des rangs républicains) qui les remplacent.

A gauche, le PS et le Front de gauche conservent chacun un siège, occupés respectivement par Xavier Iacovelli et Pierre Ouzoulias. Le premier a eu chaud, et bénéficié du calcul au plus fort reste.

Quant à La République en Marche, qui disposait a priori d’une faible réserve de voix, elle conserve un siège acquis de fraîche date. André Gattolin, réélu dimanche, avait en effet rejoint le mouvement avant l’été.

Le Front national enfin triple son score précédent, avec 18 voix.

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Une liste, Génération 2014, en avait fait son mot d’ordre. Mais en dépit de son relativement bon score (8,25 %), ce n’est pas d’elle que viendra le renouvellement générationnel.
Pour ce faire, il faut regarder du côté des trentenaires Xavier Iacovelli (PS) et Christine Lavarde (LR), qui contribuent à faire baisser de quatre ans la moyenne d’âge des sénateurs (de 64 à 60 ans depuis dimanche).

Quid du cumul des mandats ?

christine lavarde conservera-t-elle sa mission pour les finances locales ?

La loi sur le non-cumul des mandats s’applique désormais strictement. Il n’est plus possible de cumuler une fonction parlementaire avec un mandat exécutif local, qu’il s’agisse de maire ou adjoint, président ou vice-président d’une collectivité.

Parmi les élus de dimanche, trois sont concernés : Philippe Pemezec maire du Plessis Robinson, Hervé Marseille maire de Meudon et Christine Lavarde, adjointe aux Finances de Boulogne-Billancourt.

Philippe Pemezec a confirmé au Parisien qu’il démissionnerait en faveur de son premier adjoint, Jacques Perrin – pour mieux se représenter aux municipales de 2020. Le choix d’Hervé Marseille n’est pas encore arrêté. Quant à l’adjointe boulonnaise, une solution pourrait consister à la nommer conseillère municipale déléguée aux Finances. C’est une fonction qu’elle a déjà occupée lors du précédent mandat après la démission de l’adjointe en titre. A suivre !

EDIT 27-09-17 : Hervé Marseille a été élu mardi 26 septembre président de son groupe.