Neuf listes s’affrontent pour emporter les 7 sièges de sénateur des Hauts de Seine. Après avoir parlé du Sénat, des grands électeurs, et de la fonction de sénateur, l’e-bb vous présente les candidats au scrutin du 25 septembre.

Listes et têtes de liste

Les têtes de listes sont les suivantes :

De g à dr et de haut en bas : H. Sirven-Vienot, E. Le Touzé, J. Gautier, P. Kaltenbach, H. Marseille, L. Salles, R. Karoutchi, D. Badré, P. Le Neouannic

 

A noter que 4 maires de GPSO sont engagés dans l’élection : Denis Badré (Ville d’Avray) et Hervé Marseille (Meudon), tous deux têtes de liste, François Kosciusko-Morizet (Sèvres) et André Santini (Issy les Moulineaux), chacun en position non-éligible sur une liste.
Parmi les Boulonnais, Hugues Sirven-Vienot mène une liste qui fait la part belle à notre ville, avec trois colistières boulonnaises. On retrouve également des Boulonnais sur les listes Changeons le Sénat, Au service des élus, Pour la défense des communes de France et Majorité présidentielle. Nous vous les signalerons au fur et à mesure.
Voici donc les listes, dans l’ordre donné par la Préfecture des Hauts de Seine :

  • Sirven-Vienot s’engage :
    1. Hugues Sirven-Vienot (DVD), ancien adjoint de Boulogne Billancourt
    2. Madeleine Bucquet
    3. Bruno Vuillemin
    4. Armelle Moreno, ancien proviseur du lycée Prévert
    5. Philippe Andrieux
    6. Nycole Pouchoulin, graphologue à Boulogne Billancourt
    7. Alain Gilles
    8. Françoise Poubeau-Calando, avocate boulonnaise
    9. Jack Bonté
  • Pour une Transition Écologique et Sociale dans les Hauts de Seine :
    1. Estelle Le Touzé (Cap 21), ancienne adjointe de Nanterre
    2. Stéphane Perrin-Bidan
    3. Marianne Buhler
    4. Christian Romain
    5. Martine Bonnin
    6. Guillaume Thouvenel
    7. Magali Guilbaud
    8. Sylvain Lebas
    9. Claude Spriet
  • Au service des élus :
    1. Jacques Gautier (suspendu de l’UMP), sénateur sortant et maire de Garches
    2. Marie-France de Rose, adjointe territoriale de Boulogne Billancourt (quartier 6) et conseillère générale (canton Nord-Est)
    3. Jean-Pierre Schosteck
    4. Valérie Gallais
    5. Jean-Pierre Le Lausque
    6. Michèle Pourtaud
    7. Jean-Philippe Allardi
    8. Chantal Maniglier-Sermadiras
    9. Rémy Muzeau
  • Changeons le Sénat :
    1. Philippe Kaltenbach (PS), maire de Clamart et vice-président du Conseil Régional
    2. Brigitte Gontier-Maurin
    3. André Gattolin, responsable d’Europe Ecologie-Les Verts à Boulogne Billancourt
    4. Chloé Trividic
    5. Gérard Perreau-Bezouille
    6. Aïcha Moutaoukil
    7. Philippe Sarre
    8. Simone Catoire
    9. Jacques Bourgoin
  • Union pour les Hauts de Seine :
    1. Hervé Marseille (Nouveau Centre), maire de Meudon, vice-président du Conseil Général
    2. Claire de Lesquen
    3. Jean-Loup Metton
    4. Sylvie Mariaud
    5. Philippe Laurent
    6. Béatrice de Lavalette
    7. François Le Clec’h
    8. Françoise Schoeller
    9. André Santini
  • Pour la défense des communes de France :
    1. Laurent Salles (Front national), délégué du personnel à Nanterre
    2. Alexandra Trémorin-Delière
    3. Rémi Carillon
    4. Floriane Deniau
    5. Christian Maréchal
    6. Marie de Lamezan, secrétaire boulonnaise
    7. Paul Rocca
    8. Nicole Maréchal
    9. Jean Allard, cardiologue à Boulogne Billancourt
  • Majorité présidentielle :
    1. Roger Karoutchi (UMP), conseiller régional d’Ile de France
    2. Isabelle Debré
    3. Georges Siffredi
    4. Isabelle Balkany
    5. Christian Dupuy
    6. Michèle Montiès, maire-adjointe de Boulogne Billancourt en charge de l’évaluation des politiques publiques. La discrète adjointe est très impliquée dans ces élections, un de ses proches étant en position éligible sur une liste parisienne.
    7. François Kosciusko-Morizet
    8. Florence Guiraud
    9. Philippe Juvin
  • Travailler ensemble :
    1. Denis Badré (Modem), sénateur sortant, maire de Ville d’Avray
    2. Marie-Claude Le Floc’h
    3. Arnaud de Courson
    4. Catherine Bloch
    5. Laurent Trupin
    6. Béatrix Roberti
    7. Christian Delom
    8. Brigitte Clermont
    9. Philippe Chalmin
  • Union de la gauche écologiste, socialiste et républicaine :
    1. Pascale Le Néouannic (Parti de gauche), conseillère municipale d’Antony, conseillère régionale d’Ile de France
    2. Jean-Pierre Lettron
    3. Aimée Gourdol
    4. Aïssa Terchi
    5. Christiane Soudais
    6. Christian Raoux
    7. Laurence Rigault
    8. Khalid Ait-Hamou
    9. Françoise Bacqué

Autre commentaire : on a vu que le Sénat prévoit 7 sièges pour les Hauts de Seine. Mais les listes comptent 9 candidats chacune, dans le cas très théorique où une liste remporterait tous les sièges et où il faudrait prévoir, en plus, de remplacer un sénateur au cours du mandat.

Les candidats boulonnais, de g à dr et de haut en bas : J. Allard et M. de Lamezan, F. Poubeau-Calando, M-F de Rose, A. Gattolin, M. Montiès, A. Moreno, N. Pouchoulin, H. Sirven-Vienot

Comment sont-ils élus ?

Le scrutin sénatorial est plein de subtilités : il dépend d’abord du nombre de sièges à pourvoir.
– Dans le cas où on élit trois sénateurs ou moins, s’applique le scrutin majoritaire à deux tours. S’il n’y a qu’un siège à pourvoir, le scrutin est uninominal. S’il y en a plusieurs, il est plurinominal. C’est notamment le cas dans les départements d’Outre-Mer.
– S’il y a plus de trois sénateurs à élire par département, comme c’est le cas dans les Hauts de Seine, s’applique le scrutin proportionnel à un tour. La question est : comment répartit-on les sièges qui restent ? C’est là qu’intervient le système dit « de la plus forte moyenne. »

Explication :
On commence par calculer le quotient électoral, c’est-à-dire que l’on divise le nombre de grands électeurs par le nombre de sièges pour savoir combien une liste doit totaliser de suffrages pour obtenir un siège. Dans les Hauts de Seine, cette fois-ci, on a 2095 grands électeurs, et 7 sièges à pourvoir. Division faite, il faut donc totaliser 300 voix pour obtenir un siège. Il est probable que, dimanche, plusieurs listes totalisent au moins 300 voix. Elles se verront alors attribuer un siège d’office, voire deux si elles totalisent au moins 600 voix, voire trois si elles totalisent au moins 900 voix… etc. Jusque-là, c’est facile.
Seulement, on imagine difficilement qu’une liste totalise exactement un multiple de 300. Le risque est alors sérieux que certains sièges ne puissent être attribués en fonction du quotient électoral. Pour répartir les sièges restants, on a alors recours à la répartition à la plus forte moyenne, dont le principe est le suivant :
On va reprendre les scores de toutes les listes. On va diviser chacun de ces scores par le nombre de sièges que la liste correspondante a obtenus au quotient électoral + 1, cette unité représentant un siège à pourvoir. La liste qui, à l’issue de cette division, obtient le plus gros résultat obtient le siège restant. Et s’il reste d’autres sièges à pourvoir, on recommence, jusqu’à ce que tous les sièges soient pourvus ! Remarque : comme il est possible qu’une liste n’ait pas réuni 300 voix, pour le calcul de la plus forte moyenne, on divisera donc son score par 0 (le nombre de sièges obtenus au quotient électoral) + 1 (le siège à pourvoir). Par conséquent, plus il y a de sièges à pourvoir à l’issue de la répartition au quotient électoral, plus les faibles scores ont leur chance, puisqu’on les divise par 1 alors qu’on divise les scores des listes ayant obtenu des sièges par 2, 3, 4…
Et c’est pourquoi, aux sénatoriales, les grosses listes, bénéficiant de beaucoup de soutiens et d’investitures, font un tel drame de ce que leurs leaders appellent les « candidatures dissidentes, » ces listes qui n’ont pas toutes les moyens d’emporter un siège mais qui, pour quelques voix, peuvent faire perdre à une grosse liste l’obtention d’un siège supplémentaire à la plus forte moyenne.

Résultats de ce scrutin compliqué dimanche 25 septembre 2011 en fin de journée !