C’est un exercice difficile que de tenir la scène et le public pendant une heure mais rien n’est plus gratifiant que ce numéro de funambule qui doit tout donner au service d’un texte. Les plus grands comédiens s’y sont essayés et depuis 3 ans les femmes ont enfin trouvé leur espace au TOP où Olivier Meyer, l’homme qui aime les femmes et le talent,  leur a offert ce Festival… sur un plateau.

Cette troisième édition nous emmènera dans tous les registres des sentiments, à la découverte de textes forts d’hier et d’aujourd’hui interprétés par sept comédiennes seules en scène avec leur passion .

Seules en scène

Deux femmes brisées, victimes de leurs passions, dans deux textes de Cocteau et, pour les interpréter, deux sociétaires de la Comédie-Française. Martine Chevallier dévoile avec une intensité bouleversante toutes les souffrances de la rupture amoureuse (La voix humaine) et Véronique Vella restitue, par le chant, l’histoire d’une solitude vouée à la folie du jeu (La Dame de Monte- Carlo, mise en musique par Francis Poulenc). Céline Sallette s’empare du monologue final de l’Ulysse de James Joyce pour devenir l’essence même de Molly, femme de chair, s’abandonnant au vertige d’une confession brûlante où l’intime rejoint l’universel (Molly Bloom)… Qu’est-ce qui distingue l’amour maternel “normal”de la passion pathologique ? Nathalie Akoun nous fait vivre, avec légèreté et gravité, la relation fusionnelle et régressive d’une mère avec ses enfants (Une histoire de clés). Avec son humour caustique et son incroyable vitalité Nouara Naghouche raconte les laissés pour compte, les oubliés de l’humanité et incarne l’espoir qui fait tant défaut à la cité qu’elle nous dépeint (Nique la misère). Nathalie Bécue donne à entendre la force de vivre et la capacité inouïe d’apprentissage d’une fillette anonyme, vouée à l’effacement (L’apprentie sage-femme). Pour clore cette troisième édition, Stéphanie Bataille entre dans la peau de Peggy Guggenheim, cette mécène et collectionneuse éclairée, amie de Duchamp, Cocteau ou Brancusi, à la vie privée parfois scandaleuse (Peggy Guggenheim, femme face à son miroir).

En ce joli moi de mai, les femmes font ce qui leur plaît au TOP . A ne pas manquer .