Jeudi 4 février, les libraires avaient poussé les murs pour accueillir trois traducteurs, Céline Leroy (traductrice de l’anglais et de l’américain, notamment de Peter Heller), Eric Boury (LE traducteur de l’islandais !) et Pierre Léglise Costa (traducteur du portugais, et notamment de Fernando Pessoa).

De la difficulté du métier à sa magie, des nuances impliquées par l’usage (quand, par exemple, L’ode maritime de Pessoa est adaptée à la scène, ou lorsque le traducteur dépourvu doit transcrire dans notre univers référentiel les quelque 15 mots qui désignent la neige en islandais) aux difficultés érigées par un français peu propice aux néologismes, les trois invités ont réjoui l’assistance par leur intelligence et leur truculence.

On en retire deux propositions fortes : un texte est comme un organisme vivant. Et, à ce titre, la traduction l’entretient, car si on se pose peu la question du vieillissement d’un texte original, on se pose souvent celle de sa traduction… L’autre vous fera réfléchir : « Toute écriture est une interprétation, dès trois mots, on traduit le réel… »

Pierre Léglise Costa, Eric Boury et Céline Leroy invités par Benjamin Cornet à la librairie Les mots et les choses

Pierre Léglise Costa, Eric Boury et Céline Leroy invités par Benjamin Cornet à la librairie Les mots et les choses