Thibault Krümm,Salif Gueye et  Alexandre Afios

Thibault Krümm,Salif Gueye et Alexandre Afios

Il a 16 ans, élève en classe de seconde il rêve de travailler dans le cinéma ou l’audiovisuel et peut déjà se prévaloir d’un « CV » aux allures de professionnel. Il vient de réaliser Happy – We are from Boulogne-Billancourt – une vidéo à l’énergie communicative qui fait le buzz à BB.
C’est le clip le plus long de l’histoire des clips, où des gens heureux dansent pendant 24 heures à New-York sur Happy de Pharell Williams, qui a inspiré Thibault. « Il existe aussi, dit-il, une version 4 minutes qui prend les meilleurs moments, c’est une réalisation géniale en 16/9ème avec de grosses bandes noires que j’aime beaucoup.
Quand j’ai découvert récemment sur Youtube des variantes déclinées pour Toulouse et pour Paris par des professionnels, j’ai décidé de mettre ma ville de Boulogne en avant dans une interprétation réalisée en 2 jours avec mon groupe de copains et de danseurs dont Alexandre Afios et Salif Gueye qui danse depuis l’âge de trois ans… »
Avec du matériel Canon 5D Mark 3 et une SteadyCam prêtés par un ami, Thibault a tourné son clip en 48 heures. « J’étais inspiré, dit il, avec passion, j’ai transcrit mes idées, choisi les endroits que j’aime dans ma ville, la chorégraphie, le tout dans la joie et la bonne humeur, j’ai donné rendez-vous à 60 copains pour le tournage où je mets BB en scène matin, après-midi et soir comme dans la vidéo de Pharell Williams. J’aurais bien aimé que plus de Boulonnais se joignent à nous afin qu’il n’y ait pas que mes amis, mais j’ai dû rendre le matériel plus vite que prévu. J’ai quand même réussi, à faire participer le sympathique et joyeux Père Richard de l’Église Notre-Dame qui, enthousiasmé par notre projet, voulait faire « Happy » à l’intérieur de l’Église où venait de se dérouler un enterrement, j’ai quand même préféré le filmer en contre-plan à l’extérieur devant le monument… Pour tenir le délai de 48 heures que je m’étais fixé, j’ai monté la vidéo en une nuit, c’est ma réalisation la plus dynamique »

Depuis, « Happy- We are from BB » en est déjà à presque 12 000 vues et je suis contacté de toutes parts pour l’adapter à différents supports, dont une chaîne de télévision ! J’ai 16 ans et on me propose de vivre ma passion, de voir les choses en plus grand et de m’en donner les moyens. Wow ! »

Des rêves Thibault en a plein mais il aligne déjà beaucoup de réalisations concrètes qui témoignent d’une étonnante maturité. « Mes parents sont journalistes tous les deux, reprend- il, ils m’ont sûrement transmis le gène de la curiosité. A l’âge de 9 ans j’utilisais leur l’appareil photo pour faire des petits films, mettant en scène des histoires avec mes Légos et prenant image par image.
Puis j’ai eu une petite caméra à l’âge de 11 ans et j’ai commencé à faire des films avec de vrais personnages : mes copains . J’ai eu la chance d’accompagner mon père spécialiste de musiques du monde sur le festival « Les Suds à Arles » où l’on m’a laissé libre de réaliser des reportages dans la journée, je montais les images dans la nuit et je les publiais sur ma page Youtube sous le titre « La quotidienne des Suds à Arles. » Un petit boulot qui a plu aux organisateurs qui m’ont demandé de revenir l’été suivant.
J’ai aussi réalisé un reportage vidéo à la Cité des Sciences et de l’Industrie à la Villette à l’automne pour « Des Cubes et des Pioches, » une convention Geek, orientée vers Minecraft et les jeux indépendants (26 355 vues / 833 like / 171 commentaires) ; un reportage vidéo sur l’intervention d’Elliot Nouaille aux Journées Citoyennes du député Jean Lassalle filmé à l’Assemblée Nationale !… Moi à 16 ans à l’Assemblée Nationale avec une accréditation et un badge… Wow ! »

Thibault et ses quelques unes de ses réalisations

Thibault et quelques unes de ses réalisations

« Ce que j’aime c’est réaliser des projets, organiser, filmer, monter, chercher les illustrations, répète Thibault avec passion ; j’ai des idées tout le temps, j’adorerais réaliser une quotidienne déjantée avec mes potes, et bien sûr je rêve de pouvoir m’offrir du matériel. Pour l’instant je dois compter sur celui de mes amis. »

(NDLR) Et attendre une fois le baccalauréat en poche, de se diriger vers les études qui lui permettront de doter Boulogne-Billancourt d’un futur réalisateur à la hauteur de son image de Ville du Cinéma ?
Wow Thibault !