De Denis Boulet, à Igor d’Hossegor, en passant par les Nous Ç Nous, Bruno Salomone est maintenant entré au Panthéon des acteurs préférés des français.Très prochainement, sur les planches du Théâtre de la Clarté à Boulogne-Billancourt, l’e-bb l’a rencontré pour vous en ce début septembre le comédien s’est  confié sur le succès de son spectacle, son parcours et ses projets.

 

Bruno Salomone : son troisième one-man-show

 

Entre Globe Cristal, critiques élogieuses, et salles combles, Euphorique revient pour une date  exceptionnelle le 22 septembre.

43 personnages incarnés par un seul comédien, c’est le défi que Bruno Salomone a relevé avec brio dans son dernier seul-en-scène. Dans son spectacle, Bruno retrace les pas de la vie de Golri, le premier enfant au monde né en riant, grâce à une palette éclectique des différents visages qui ont ponctué la vie de son protagoniste fictif.

 

 

 

l’e-bb : d’où vous est venu l’idée de ce spectacle, et plus particulièrement de ce personnage un peu fou  : Golri.

 Bruno Salamone : Comme ca  ! (rires) lors d’une interview il y’a quelques années, un journaliste m’a demandé, «  quel est votre plus gros fou rire  ?  » ma réponse «  je suis né en riant  » a dû me marquer car à mon grand étonnement, quelque temps plus part, on me demanda si l’information était véridique… Cette confusion m’a interpellée. J’ai tout de suite compris que ce sujet (un homme né en riant) était exploitable. J’imaginais un personnage haut en couleurs, fantasque, presque tout droit sorti d’un conte. On pourrait le considérer comme fou, puisqu’il n’est pas comme les autres, mais cette folie me semble belle, positive. Les autres deviennent dingues face à lui  !

J’ai cherché a exploité un paradoxe  : tout le monde nait en pleurant, mais personne ne nait en riant. Notre société est attachée aux pleurs. Effectivement, l’homme est plus ému par une personne qui pleure que par celle qui rie. On associe facilement le rire à un sentiment essentiellement joyeux, pourtant il existe une large palette de rires, témoignant parfois d’une gêne, ou d’une nervosité.

 

Golri : l’une des riches facettes de la personnalité de  Bruno Salomone  ?

 

e-bb : comment réagiriez vous face à un Golri, dans votre vie quotidienne  ?

Bruno Salamone  : Je ne le jugerai pas. Un Golri pourrait exister. Certaines personnes ne peuvent pas contrôler leurs émotions à cause d’un problème neurologique, c’est le «  rire prodromique  », une vraie maladie que j’ai voulu aborder avec humour, presque à la manière d’un conte.

Deux sourires de Bruno Salomone  –  Cr Isaure de La Gorce

 

l’e-bb : le personnage de Golri, un auto portrait  ?

Bruno Salomone : On peut penser que Golri est comique car il rigole tout le temps, mais son histoire est assez triste. Je me sens plein de choses, je peux être con, sympa, j’ai mes phases comme tout le monde. Je suis exactement comme tout le monde. La vie passe vite, on est pas là pour se prendre la tête.

l’e-bb : que diriez-vous au Bruno d’il y a 25 ans qui travaillait à Disneyland en tant que Dingo  ?

Bruno Salomone : travaille, cultive toi, intéresse toi aux autres. Si tu veux devenir quelqu’un dans ce métier, joue un maximum, sois toujours dans l’action, n’attend pas que ça arrive, prend sans cesse des initiatives…

l’e-bb : que diriez-vous aux gens pour les inciter à venir voir votre spectacle  ?

Bruno Salomone : faites moi confiance. Et puis je suis nu à la fin de mon spectacle… (rires) je suis nu de l’âme…

l’e-bb : Des projets pour l’avenir  ?

Bruno Salomone : Un livre, un spectacle en cours d’écriture, et pourquoi pas une adaptation au cinéma d’Euphorique  ?   Qui sait  ?

Bruno vous attend donc le 22 septembre pour une représentation exceptionnelle au / Théâtre de la Clarté de Boulogne-Billancourt, théâtre où il a joué, la première d’Euphorique 2 ans plus tôt.

 

                                                                                                       

                                                         Isaure de La Gorce et Paul Weinberger

 

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