Cette année, et pour la deuxième fois, ambiance festival de Cannes devant notre très cher cinéma Pathé. Retour sur le palmarès et la soirée de clôture.

Lundi soir, devant le cinéma, la file des privilégiés avec invitation s’égrenait, parfois stoppée pour une discrète photo avec les organisateurs. Et c’est dans une ambiance posée mais avide de belles choses que la remise des prix commença. Aux côtés de Eliane Duverne, Isaure de Beauval, maire adjointe chargée de la culture et du patrimoine, nous fit un accueil chaleureux en rappelant notamment la relation presque passionnelle qui existe entre la ville de Boulogne et l’art cinématographique. Puis, vint le moment tant attendu, la remise des prix :

– Le palmarès du jury jeunes (composé d’étudiantes de BTS audiovisuel du lycée Prévert et présidé par l’actrice Zoé Félix) a apporté une touche de fraîcheur en décernant deux prix :

Crebinsky

Leur premier coup de cœur à Crebinsky de Enrique Otero pour la musique recherchée et ce personnage principal qui « reste enfant en vieillissant. »

Leur second coup de cœur était Lou de Belinda Chayko pour cette belle histoire entre une petite fille et son grand-père.

-Le jury de blogueurs (présidé par le journaliste Didier Allouch) a décerné avec humour les prix de :

• Meilleure actrice, la jeune Lou de Laage qui « crève l’écran » dans Nino, d’autant plus que c’était son premier long métrage.

• Meilleurs acteurs ex aequo Jules Sitruk et Medhi Dehbi pour leur performance en tant qu’enfants israélien et palestinien dans Le Fils de l’autre.

Enrique Otero, Medhi Dehbi, Lou de Laâge, Jules Sitruk et Lorraine Lévy avec leurs prix

Lou de Laâge dans Nino

• Meilleur réalisateur, l’espagnol Enrique Otero, qui avait besoin d’une traductrice improvisée ! pour Crebinsky

• Prix du public : Le fils de l’Autre, pour le bon moment qu’il fait passer aux spectateurs et pour le message de paix et d’espérance qu’il transmet.

 

La présence des acteurs et réalisateurs a rendu ce moment absolument magique.

 

Et pour encore plus de folie, la projection en avant-première de Indian Palace de John Madden, avec un casting incroyable composé de Bill Nighy, Maggie Smith, Judi Dench entre autres.

Indian Palace, "so british" !

C’est l’histoire hallucinante de retraités anglais, de leur style le plus profondément british, qui partent en Inde passer leurs vieux jours au Marigold Hotel, dont on leur a vanté les mérites. L’environnement est bien moins luxueux que prévu, et se déchainent alors passions, secrets, règlements de comptes, découvertes mémorables…

Les images sont magnifiques et colorées, l’histoire est « bien ficelée, » l’humour est des plus extravagants, et chacun a passé un moment extraordinaire. A travers ce film délirant, ces petits vieux qui retrouvent une nouvelle vie en Inde, transmettent eux aussi un message, une envie de se battre pour réussir, le désir d’accomplir ses projets, celui de ne pas renoncer à ses rêves.

Sortie nationale le 9 mai.

Ce festival a réellement atteint son objectif, celui de nous émouvoir ou de nous faire rire, tout en nous « ouvrant des fenêtres sur ici et ailleurs ; hier,aujourd’hui et demain. »

On en retient une phrase, « ET TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN. ET SI CE N’EST PAS BIEN, C’EST QUE CE N’EST PAS ENCORE LA FIN.. ! »