Au fil des articles, Éric Fauthous nous raconte le rugby  et nous emmène découvrir sa passion. Il joue à l’ACBB Rugby et aurait pu jouer ailleurs, même s’il aime son club ; ce qui compte c’est le sport, et ceux que l’on rencontre et avec qui on partage tant de choses.  Dans cet article, Éric nous parle de la manifestation festive organisée par ce club pour faire entendre sa voix et son inquiétude devant la perte annoncée de son stade habituel et surtout devant le vide car rien d’autre n’est prévu à ce jour. L’e-BB suivra l’évolution de ce dossier en espérant qu’une solution satisfaisante pour tous sera trouvée.

Bonjour à toutes et tous, j’espère que vous allez bien et j’en profite pour souhaiter tous mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année.

Samedi 7 janvier, un drôle de carnaval défilait dans votre ville, un  moment unique, où la fable et la comédie bousculent les règles. Sa majesté Carnaval qui aurait pu être en rose ne sera pas brûlée bien au contraire, car l’esprit rugby de cet enciero a voulu marquer la traditionnelle période où l’ordre social est inversé comme dans l’Antiquité. Les maîtres devenaient esclaves et les esclaves des maîtres.

Mais pourquoi ? Et bien imaginez que l’on chasse la plus grande  famille,765 rugbymen Amateurs et son école hors de sa maison où il y vivait depuis plus de 30 ans. Pour y reloger 40 Professionnels sans solution de rechange. Ce n’est pas très sportif, et je dois dire à l’encontre des valeurs de ce sport..

 

Coup d’envoi C’est sous le slogan « On ne lâche rien » que débute ce charivari  bien organisé afin de se faire entendre de tous. Sous les lumières de la ville, la marche fut un beau succès. Quelque 800 personnes de 7 à 77 ans  s’étaient donné rendez-vous, applaudies par des riverains aux fenêtres, des usagers de la route conciliants et curieux, des passants ne refusant pas les explications et se voyer sans le savoir prononcer «  Ne lâchez rien ». Alors là je dis : bravo ! Comme par magie la communion s’est faite. Il ne manquait plus que les mouchoirs blancs aux balcons.

Cette marche accompagnée par une banda donna à ce charivari une note festive. Tous étaient présents : jeunes et moins jeunes, joueurs, dirigeants, amis du rugby, familles au grand complet, déguisés et mobilisés. J’ai accompagné quelque temps, Jean qui portait sa grande fille sur ses épaules tandis que sa femme avait la dernière dans la poussette, bercée aux rythmes d’une musique digne d’une feria. Je fis même un bout de chemin avec un arbitre !

 

Bouquet final,

C’est  l’air du célèbre Paquito el Chocolatero, qui clôtura le carnaval sur les marches de la mairie de Boulogne. Ils ne dérogèrent pas à la tradition, les jeunes prirent les choses en main. Comme pour dire aux anciens « on est là » en mimant les rameurs de l’aviron Bayonnais. Quelle belle démonstration de solidarité.

Les mots du président : « Il va falloir finir par nous entendre ! ! On ne lâchera rien ». Mais l’arbitre n’a toujours pas sifflé la fin de cette rencontre et qui quitte la partie, la perd. Affaire à suivre !

Une note d’humour pour la route  :

 » T’es en pleine bourre et t’as la patate
Même si ce soir t’as perdu aux cartes
T’as plein de copains autour de la table

Ta chemise orange a des trous pleins les manches

T’es presque à la mode, les pauvres c’est tendance.

Au lieu de gueuler contre ce que t’as pas,  chante le refrain que chantait ton papa hé

Pourvu que ça dure la belle aventure

Le ciel de Boulogne, les remparts du Saut du Loup. Tant que tu as des yeux et le cœur sur la main.

C’est déjà beaucoup mieux que si c’était moins bien

La la la la ………… »