Les déléguées de 3ème2 travaillent dur pour satisfaire une classe plutôt exigeante. C’est pourquoi elles lui ont organisé un petit voyage en Basse Normandie. Les fonds pour financer le voyage ont été récoltés au cours de nombreuses dégustations de gâteaux.

Merci aux grévistes!

Ce vendredi 17 mars, on pouvait remercier les grévistes d’être descendus sur les rails, ainsi, nous avons pu patienter pour le changement à la gare de Caen pendant environ deux heures. Il paraît qu’un voyage sans problème n’est plus un voyage… à vérifier ? ! En tout cas, cela tisse des liens !

Une fois arrivé à bonne destination, le petit groupe se dirige vers la Tapisserie de Bayeux, longue de 70 mètres et datant du XIème siècle. Une incroyable frise racontant la Bataille de Hastings et la vie de Guillaume le Conquérant comme une bande dessinée.
Ensuite, direction le musée de la Bataille de Normandie, avec ses chars et ses canons, et ses biographies des personnages importants de la Seconde Guerre Mondiale. En sortant, nous faisons un crochet par le cimetière britannique.
Une petite visite de la ville où coule une rivière nous fait découvrir tout son charme, avec ses moulins et sa cathédrale.

Moulin de Bayeux

Le soir, à la pizzeria, la convivialité est au rendez-vous car ce n’est pas souvent qu’une classe et ses deux professeurs se retrouvent le long d’une belle table.
Moment prolongé lors du débat sur cette première journée enrichissante. La répartition des chambres au couvent la Joie Saint Benoit se fait sans encombre. Tout le monde dort à poings fermés ; presque personne n’a bougé dans les couloirs à la lueur d’une lampe de poche… presque !

Le lendemain matin, dégustation d’une gelée de pommes faite maison. Un vrai délice, comme une promesse d’une belle journée ! En effet, un car nous emmène au célèbre Mémorial de Caen.
Il faudrait une journée entière pour en faire le tour tellement il complet, avides que nous étions d’anecdotes, de photos et de films explicatifs ! Les nombreux panneaux nous racontent la Seconde Guerre Mondiale, la résistance, le débarquement, le mur de Berlin et la guerre froide en nous rendant le tout très concret par l’exposition d’objets d’époque.

Le pique-nique au soleil remet d’attaque les plus fatigués qui repartent d’un bon pied.

Le cimetière américain

A ce moment là, le car longe les côtes normandes : Utah, Juno, Gold Beach, Arromanches et son port artificiel, Longues-sur-mer et ses batteries allemandes. Enfin, Omaha Beach, la Plage d’Or.
Avec le 6 juin qui approche, nous pouvons nous remémorer ce 65ème anniversaire du débarquement des Alliés en Normandie. A Colleville, nous sommes pris en charge par un guide qui nous conduit à travers LE cimetière américain battu par les vents. Un champ de 9386 croix blanches qui étincellent sous le soleil, ainsi que le Jardin des disparus où demeurent gravés les noms de 1557 soldats. Car la Statue de la Liberté a envoyé ses enfants d’Amérique pour aller combattre l’ennemi et mourir dans les bras de la Française Marianne ; une image si bien représentée sur le plafond de mosaïque de la chapelle. Autant de frères morts côte à côte, de fiancés dont les futures épouses espéraient le retour, de pères qui ne demandaient que de voir grandir leur enfant…

Omaha La Sanglante….Autant de rêves et de promesses d’avenir effacés d’une balle de fusil. La guide nous a bien conseillé de vivre nos rêves jusqu’au bout car le plus jeune du cimetière avait 17 ans ; une réalité frappante mais une reconnaissance éternelle.
Alors oui, nous simples collégiens, reconnaissons avoir été très émus !

Mais il nous faut quitter ce lieu imprégné de mémoire pour la visite du cimetière allemand. Et là, c’est un contraste saisissant car ces soldats ont été enterrés dans les fosses communes, sous des crois noires comme le charbon.

En repartant en train, les musées nous ont assuré de bonnes informations pour les révisions de brevet !